DROP DE BÉTON A PARTICIPÉ AUX JOURNÉES NATIONALES D’ÉTUDE ET DE FORMATION EN SOCIO-SPORT (JEF 2026)
Les 19 et 20 mars 2026, Drop de Béton a participé à la 4ᵉ édition des Journées nationales d’Étude et de Formation en socio-sport (JEF), organisées par le collectif Impact Social par le Sport, à la Maison du Handball à Créteil.
Ce rendez-vous s’impose désormais comme un temps fort du secteur, en réunissant plus de 300 participants issus d’horizons variés : associations, clubs sportifs, institutions, collectivités, chercheurs, travailleurs sociaux ou encore organismes de formation. Tous partagent un objectif commun : faire progresser le socio-sport, à la fois dans ses pratiques et dans sa structuration.
UN SECTEUR EN PLEINE STRUCTURATION
Depuis plusieurs années, le socio-sport connaît un développement important en France. Le sport est aujourd’hui reconnu comme un levier d’inclusion sociale, d’éducation, de santé et d’insertion professionnelle. Cette évolution a entraîné une multiplication des initiatives sur les territoires, mais aussi un besoin croissant de structuration.
C’est dans ce contexte que les JEF ont été créées par le collectif Impact Social par le Sport, en 2022. En quatre éditions, elles ont évolué d’un espace d’échanges à un véritable outil de montée en compétences pour les acteurs du secteur. Elles permettent aujourd’hui de croiser les regards entre terrain, recherche et institutions, tout en diffusant des méthodes et des outils concrets.
L’ambition est claire : accompagner le développement du socio-sport tout en garantissant son impact auprès des publics.
DES CONTENUS AU CROISEMENT
DU TERRAIN ET DE LA RECHERCHE
Le programme de cette éditionndes JEF 2026 a été particulièrement riche, alternant plénières, conférences et ateliers. Les plénières ont permis de présenter les travaux du programme Impact Social par le Sport, ainsi que les recherches en cours sur les effets des dispositifs socio-sportifs.
Les échanges ont notamment mis en lumière les transformations à l’œuvre dans le secteur. Le socio-sport entre aujourd’hui dans une phase de professionnalisation accrue, marquée par des exigences plus fortes en matière de structuration, de gestion et d’évaluation.
Les intervenants ont souligné plusieurs enjeux majeurs. D’abord, la montée des contraintes institutionnelles, avec des appels à projets de plus en plus cadrés. Les structures doivent désormais maîtriser des compétences administratives et financières avancées pour accéder aux financements.
La question du modèle économique a également été largement discutée. Au-delà des financements publics, les fondations et acteurs privés prennent une place croissante dans le soutien au socio-sport. Ces partenariats représentent une opportunité de diversification des ressources, mais interrogent également les modèles de développement et les équilibres à trouver entre financement, autonomie et projet associatif. Dans ce contexte, les participants ont souligné la nécessité de développer une véritable ingénierie financière, capable d’anticiper les évolutions des politiques publiques et de sécuriser les actions dans la durée.
Enfin, une tension apparaît entre professionnalisation et engagement. Si la structuration renforce la crédibilité du secteur, elle peut aussi entraîner une normalisation des pratiques. L’enjeu est donc de trouver un équilibre entre efficacité opérationnelle et fidélité aux valeurs fondatrices du socio-sport
DES ATELIERS
POUR APPROFONDIR LES PRATIQUES
Les ateliers ont constitué un temps central de ces journées. Ils ont permis d’aborder de manière concrète les grands enjeux du socio-sport, à travers une diversité de thématiques directement liées aux réalités de terrain.
Plusieurs ateliers ont porté sur la structuration du secteur et la montée en compétences des acteurs, notamment autour de la formation en socio-sport et du déploiement des postes d’éducateurs socio-sportifs. D’autres ont exploré les enjeux d’insertion socio-professionnelle par le sport, en questionnant les typologies d’actions existantes et leurs modalités de mise en œuvre.
Les participants ont également pu travailler sur des sujets plus spécifiques, comme l’accompagnement des clubs vers des démarches socio-sportives, ou encore l’adaptation des méthodes d’évaluation en fonction de la taille et de l’organisation des structures. La question du financement a aussi été abordée, en lien avec les fondations et les modèles économiques à développer pour pérenniser les actions.
D’autres ateliers ont permis d’élargir la réflexion à des champs complémentaires, notamment le médico-social, la continuité éducative avec l’Éducation nationale, ou encore les enjeux de santé mentale et d’inégalités sociales de santé. La question de l’accueil de publics spécifiques, comme les primo-arrivants, a également été traitée, tout comme les perspectives européennes et internationales du socio-sport.
Enfin, certains ateliers ont proposé des entrées plus ciblées sur les publics et les pratiques, comme celui consacré aux pratiques sportives dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, permettant d’interroger les freins, les leviers et les réponses concrètes à apporter.
Ces temps d’échange ont confirmé la diversité des pratiques et des réalités territoriales. Ils ont également mis en évidence l’importance du travail partenarial. Le socio-sport repose sur une coopération étroite entre acteurs sportifs, sociaux et institutionnels, chacun apportant son expertise et contribuant à la construction de réponses adaptées.
Les discussions ont également mis en lumière un enjeu fort autour de la formation. Les profils des éducateurs sont très hétérogènes et les besoins en compétences encore insuffisamment définis. Il apparaît nécessaire de structurer des parcours de formation adaptés, capables de répondre à la diversité des situations et des niveaux d’expérience, tout en valorisant les compétences déjà acquises sur le terrain.
UN MOMENT CLÉ
POUR LE SECTEUR
Cette 4ᵉ édition des JEF confirme que le socio-sport est à un moment charnière de son développement : le socio-sport ne peut plus être pensé de manière isolée. Il nécessite une approche collective et structurée Le secteur gagne en reconnaissance et en visibilité, mais doit encore relever plusieurs défis : structurer ses pratiques, stabiliser son modèle économique, renforcer la formation des acteurs et clarifier ses contours.
Pour Drop de Béton, ces journées constituent un temps essentiel de prise de recul, d’échanges et de consolidation. Elles viennent nourrir nos pratiques et renforcer notre engagement en faveur d’un socio-sport ancré dans les réalités de terrain, au service des publics
REMERCIEMENTS
Drop de Béton remercie l’ensemble des partenaires mobilisés pour l’organisation de ces Journées nationales d’Étude et de Formation en socio-sport :
ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires | Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative | Agence nationale du Sport | Pôle Ressources National Sport-Innovations (PRNSI) | Champ social formations | COSMOS | Agence Erasmus+ France / Education Formation | Agence Erasmus+ France Jeunesse & Sport
Ainsi que les membres du collectif Impact Social par le Sport :
Rebonds! | Dahlir | DAYTOURSPORT | Azur Sport Santé | Breizh Insertion Sport | Sport dans la Ville | Action Prévention Sport | Drop de Béton
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